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Anjouan au jour le jour

Dans les champs du Nyumakélé
L’île d’Anjouan occupe la deuxième position dans le chapelet d’îles qui compose l’archipel des Comores autant par son ancienneté géologique, après Mayotte et avant Mohéli et Grande Comore, l’île la plus jeune, qu’en terme de démographie et de superficie.

Elle est la plus montagneuse des quatre îles et présente un relief très accidenté, fait de pentes raides et de vallées étroites qui plongent vers l’océan Indien.
Historiquement, Anjouan est la porte d’entrée de l’archipel et en représente l’ouverture sur le monde. Son port permet depuis des siècles de commercer avec les côtes de l’Afrique de l’Est et les autres îles de la région, Madagascar et Zanzibar, notamment. Ces liaisons sont encore très actives, même si de nombreux bateaux font maintenant escale à Moroni, capitale de l’archipel, avant de rallier les ports de la côte africaine.

Cette ouverture sur le monde se fait d’ailleurs sentir beaucoup plus à Anjouan que sur les autres îles par le patrimoine historique qu’elle conserve avec grande difficulté. Ainsi, la médina de Mutsamudu est plus vaste que celle de Moroni et celles de Domoni ou Moya démontrent que l’île a longtemps été la plus avancée. Domoni a d’ailleurs été, entre le XVe et la fin du XVIIIe siècle, la capitale du sultanat d’Anjouan. Des vestiges comme la citadelle de Mutsamudu ou les ruines des remparts de Domoni sont sans égal dans l’archipel.